Que mangent les rouges-gorges ? Le régime de l'oiseau
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Que mange un rouge-gorge ? Le régime du rouge-gorge familier, cet oiseau insectivore, et ce que les rouges-gorges acceptent à la mangeoire
Par La rédaction d'Observer les Oiseaux — mis à jour le 11 octobre 2026.
Le rouge-gorge mange surtout des insectes et d'autres petits invertébrés qu'il capture au sol ; en automne et en hiver, il complète avec des baies et vient à la mangeoire, où il ne dédaigne pas la graisse.
C'est ce régime qui explique tout le reste : pourquoi cet oiseau suit le jardinier qui bêche, pourquoi il boude les silos suspendus, et ce qu'il faut lui proposer pour l'aider à passer la mauvaise saison. Les faits qui suivent viennent des fiches de la LPO, que nous citons à chaque fois.
Régime alimentaire du rouge-gorge familier : un petit passereau insectivore
Le rouge-gorge familier est insectivore : la LPO décrit un régime alimentaire « principalement composé d'invertébrés ».
Ce petit passereau de 16 g possède le bec fin, droit et pointu des insectivores, très différent du bec épais d'un verdier. La mésange, elle, devient granivore en hiver ; le rouge-gorge, non : il se nourrit principalement de proies animales toute l'année, et ne change que ses compléments.
Saison
Ce que mange le rouge-gorge (source : LPO)
Printemps et été
Insectes et leurs larves : coléoptères, chenilles, pucerons, perce-oreilles, fourmis ; araignées, mille-pattes, cloportes, vers de terre, petits mollusques
Automne
Les mêmes proies, plus des baies : cotoneaster, sorbier, sureau, mûres
Hiver
Baies de lierre, de fusain, d'aubépine, de troène ; déchets de cuisine, compost, mangeoires, pains de graisse
Insectes, vers de terre et invertébrés : ce que les rouges-gorges viennent picorer près du sol
Le rouge-gorge chasse surtout au sol : il cherche ses proies à terre, dans les feuilles mortes ou sur le sol nu.
Sa technique est toujours la même, d'après la LPO : perché dans un buisson bas, il observe, descend saisir un invertébré, puis remonte. Il arpente aussi le terrain en sautillant, s'arrêtant net pour picorer un insecte. Son grand œil sombre lui permet de chasser dans la pénombre, dès l'aurore et jusqu'au crépuscule.
Voilà pourquoi il accompagne les jardiniers : celui qui ramasse les feuilles mortes ou bêche un coin de potager lui livre des vers de terre et des larves. La LPO rapporte même qu'il lui arrive de suivre une taupe pour capturer les vers qui remontent. Côté jardinage, la conclusion est simple : un tas de feuilles ou de bois laissé en place nourrit le rouge-gorge mieux que n'importe quel achat.
Que mange le rouge-gorge en hiver : baies de lierre et graisse pendant les grands froids
Quand les insectes se font rares, le rouge-gorge complète « notablement » son menu avec de petites baies, et se rapproche des maisons.
La LPO cite les mûres, les myrtilles, le sureau, l'if, le lierre, le fusain, l'aubépine, le troène, le cornouiller et la viorne. Planter un arbuste à baies, ou laisser le lierre monter sur un mur, lui assure donc une réserve pour tout l'hiver — et un abri en prime.
C'est aussi la saison où il visite les postes de nourrissage : il peut « venir aux mangeoires l'hiver et ne dédaigne pas les pains de graisse », précise la LPO. Sur sol gelé, quand les vers deviennent inaccessibles, cette graisse l'aide à reprendre des forces. Tous ne restent pas : l'espèce est migratrice partielle, et les oiseaux du nord de l'Europe viennent hiverner chez nous pendant que d'autres sont sédentaires.
Que donner au rouge-gorge : graisse, vers de farine — et où installer la mangeoire
De la graisse et des aliments tendres, présentés bas : le rouge-gorge ne s'accroche pas volontiers à un silo.
La graisse — pains ou boules de graisse, sans filet. C'est le seul aliment de mangeoire que la LPO associe nommément à l'espèce. Voyez notre guide des boules de graisse.
Les vers de farine séchés — vendus pour les insectivores. La LPO ne les cite pas dans sa fiche ; ils sont simplement ce qui ressemble le plus à son régime naturel.
Les fruits mûrs — pomme, poire, raisin — et l'avoine, que la LPO Nord range parmi les aliments à proposer aux oiseaux en plus des graines.
Reste la hauteur. Les silos suspendus conviennent aux mésanges, pas à lui : il lui faut un plateau bas ou une coupelle. La LPO déconseille toutefois de poser la nourriture à même le sol, où elle se souille et attire les chats. Un distributeur doté d'un plateau, comme le distributeur de boules de graisse Supa, réunit les deux. Notre guide de la mangeoire pour oiseaux compare les modèles, et celui du nourrissage hivernal donne le calendrier.
Jamais de pain, de lait ni d'aliments salés : ce sont les trois interdits que rappelle la LPO Nord. Et ajoutez une source d'eau — un bain d'oiseaux peu profond.
Habitat, buisson et nichoir : aménager le jardin pour cet oiseau
Le rouge-gorge reste là où il trouve une végétation basse et touffue, sur un sol nu ou couvert de feuilles.
Son habitat, selon la LPO : les bois, les taillis, la haie dense, les parcs et les grands jardins à la végétation épaisse. Un buisson serré lui sert de poste de chasse ; un arbuste protecteur, de refuge. Il niche près du sol — dans une souche, un talus, un lierre — et peut adopter un nichoir à façade ouverte, mais jamais un modèle fermé à petit trou : voyez notre page nichoir pour rouge-gorge.
Ne vous étonnez pas de n'en voir qu'un : il défend un territoire de 1 600 à 15 000 m² toute l'année, sauf par hiver très rude. Les autres espèces sont tolérées à la mangeoire ; un second rouge-gorge, rarement. Pour reconnaître les autres oiseaux qui l'entourent, voyez notre page sur les oiseaux du jardin.
Que mange un rouge-gorge en hiver ?
Les invertébrés qu'il trouve encore au sol, complétés par de petites baies — lierre, fusain, aubépine, troène — et, près des maisons, par ce qu'il trouve au compost et aux mangeoires. La LPO précise qu'il ne dédaigne pas les pains de graisse.
Que donner à manger à un rouge-gorge ?
De la graisse (pains ou boules, sans filet), des vers de farine séchés, des fruits mûrs comme la pomme ou la poire. Présentez le tout sur un plateau bas ou une coupelle : il ne s'accroche pas volontiers à un silo suspendu.
Le rouge-gorge mange-t-il des graines ?
Très peu. C'est un insectivore au bec fin, que la LPO décrit se nourrissant principalement d'invertébrés. À la mangeoire, c'est la graisse qui l'attire, pas les graines en coque.
Pourquoi le rouge-gorge suit-il le jardinier ?
Parce que le sol remué met à nu des vers de terre et des larves. La LPO note qu'il profite du travail du jardinier qui ramasse les feuilles mortes ou bêche un coin de potager.
Pourquoi ne voit-on qu'un seul rouge-gorge à la mangeoire ?
Parce qu'il est territorial : selon la LPO, il défend toute l'année un territoire de 1 600 à 15 000 m², sauf pendant les hivers très rudes où cet instinct diminue.
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